Je suis un lendemain de dimanche.
Le jour me lève
et m'arrache à l'insoumission des rêves.
Je veux surseoir, je m'ennuie,
je suis mutin et je dérange.
Seul mon retour vers l'inconscience
sera votre repos.
Je suis un lendemain de dimanche.
Le jour me lève
et m'arrache à l'insoumission des rêves.
Je veux surseoir, je m'ennuie,
je suis mutin et je dérange.
Seul mon retour vers l'inconscience
sera votre repos.
Rédigé par Bernard Rousseau le 12/10/2009 à 14:22 | Lien permanent | Commentaires (54)
Faute de griffes et de crocs, nous on cause!
Il y a de ces créatures, ni hommes ni bêtes, qui pataugent dans ce que nous avons de plus beau en nous.
Elles sont tapies dans l'ombre et feignent la mort pour surgir, sans crier gare.
Griffes sales et crocs assoiffés s'abattent sur les brebis, comme ça juste pour le plaisir de tuer, d'ensanglanter leurs toisons et souiller leur pitance.
Une fois passée leur rage, elles s'éclipsent pour encore un peu de temps, mais reviendront tôt ou tard.
Ces créatures tyranniques sont légions sur toutes les tribunes de la planète et sèment la terreur.
Nous n'avons que la tronche et la causette pour nous défendre, alors pensons et causons tous d'une même voix.
Ça va les tuer raide!
Rédigé par Bernard Rousseau le 11/10/2009 à 00:28 | Lien permanent | Commentaires (49)
La lune n'a jamais rompu son voeu de silence devant ce spectacle sordide qu'elle met en lumière.
Trop promise et compromise malgré elle par les malins devins, elle fait dit-on mettre bas et gonfler les mers d'orgueil.
Toujours là, pleine ou nouvelle, croissante ou éclipsée, la lune ne dit pas un mot sur notre sort, de peur d'être sacrilège et désorbitée par le fiel de l'homme.
Rédigé par Bernard Rousseau le 07/10/2009 à 10:32 | Lien permanent | Commentaires (21)
La majorité silencieuse, c'est comme les moules.
Il faut les ébouillanter
pour qu'elles s'ouvrent la gueule.
Sinon, elles restent au pieux
à se prendre la grappe.
Rédigé par Bernard Rousseau le 04/10/2009 à 23:06 | Lien permanent | Commentaires (25)
Les questions de Maître Heu
''Paul s'est éteint paisiblement, entouré des siens.''
[...]
Je sais par expérience que plusieurs sur cette terre ont le feu au cul depuis
leur plus tendre enfance.
Quand ils s'éteignent, doit-on soupçonner un manque d'oxygène?
Aidez Maître Heu à se réincarner en Maître Ha!
Rédigé par Bernard Rousseau le 01/10/2009 à 23:25 | Lien permanent | Commentaires (14)
Le vieil Ovide est d'avis que le
vide est avide.
Ovide face au vide de ce triste bilan, vient de saisir la portée de tout ce Rien que l'humain jette dans ce gouffre sans fond.
Ce Rien qui n'est que vide pour combler son vide intérieur, est apparemment plein de sens, mais il s'acharne pourtant au cumul hâtif de Non-sens, non sans peine.
Plus il cumule, moins il en a et plus il en réclame.
Son vide est avide et le vide.
Ovide est d'avis que le vide est avide et que l'humain confondra tôt ou tard: Rien, Vide et Sens et affichera un regard livide pour un rien.
Rédigé par Bernard Rousseau le 29/09/2009 à 11:10 | Lien permanent | Commentaires (32)
Jeune, car je le fus, les scouts étaient le centre de ma vie, comme peut l'être un centre de table pour cette dernière.
La tradition était alors de trafiquer notre nom pour nous affubler d'un composé zoomorphoqualificateur supposément inspiré d'une coutume amérindienne.
Ce savant amalgame était issu du chef de troupe, après observation méticuleuse du comportement de ces adolescents post-pubères en quête d'identité.
Il fut donc décidé et promulgué lors d'une cérémonie, que ma petite personne en croissance grand C devenait pour la cause, un Héron Actif grand H et trop grand A.
HA!
M'exclamais-je intérieurement en sentant les jambes m'allonger subitement et les ailes me pousser sur les omoplates.
Étais-je donc condamné à me satisfaire de grenouilles, de petits poissons et de quelques écrevisses pour la Fête des Ailés?
Mais le véritable drame de cette totémisation à froid, sans lidocaïne ni toute autre caïne d'ailleurs, était la qualité d'Actif que je devais traîner comme un fardeau, tout le reste de mon parcours aviaire.
C'est que cette qualité rattachée au totem, était à acquérir.
Vous comprendrez mon désarroi devant ce volcan en éruption que je devais survoler, afin de devenir un authentique Héron Actif.
J'ai donc depuis, toujours lutté contre cet attribut tribal, feignant l'action mais gardant au creux de mon duvet, le doux sentiment que ma vie de Héron se devait d'être une agréable suite de vols lents et gracieux, avec pour multiples récompenses des repos méditatifs et de nombreuses périodes de contemplation, entrecoupés de frugales collations aux dépens de mes infortunés amis des marais.
Je revendique donc la liberté du haut de ma héronnière.
Comme le chant des pluviers, je persiste et à l'exemple d'un gracieux cousin, je cygne.
Rédigé par Bernard Rousseau le 26/09/2009 à 23:46 | Lien permanent | Commentaires (19)
Ô Gallina
ma tendre et juteuse mie
qui s'éclate de feu, en gorge rehaussée.
À quelles bassesses sommes-nous prêts
à s'astreindre afin de jouir avidement
du moult de votre pitance?
Ô Gallina qui buvez mes paroles,
soyez de ma Fête.
Faites honneur à ma Cour,
si basse soit-elle.
Rédigé par Bernard Rousseau le 25/09/2009 à 08:41 | Lien permanent | Commentaires (24)
Un clair de lune vaut bien celui de l'autre
pensa-t-il, songeur.
Ce qui n'a strictement rien à voir avec ce qu'il s'apprêtait à faire.
Le sang de l'une vaut bien celui de l'autre
pensa-t-il, vainqueur.
Nosferatu s'exécuta.
Lune devint rouge sang et l'autre
devint sienne.
Rédigé par Bernard Rousseau le 21/09/2009 à 17:03 | Lien permanent | Commentaires (34)
Après avoir pris ainsi tour à tour dans ses puissantes mains chaque individu, et l'avoir pétri à sa guise, le souverain étend ses bras sur la société toute entière; il en couvre la surface d'un réseau de petites règles compliquées, minutieuses et uniformes, à travers lesquelles les esprits les plus originaux et les âmes les plus vigoureuses ne sauraient faire jour pour dépasser la foule; il ne brise pas les volontés, mais il les amollit, les plie et les dirige; il force rarement d'agir, mais il s'oppose sans cesse à ce qu'on agisse; il ne détruit point, il empêche de naître; il ne tyrannise point, il gêne, il comprime, il énerve, il éteint, il hébète, et il réduit enfin chaque nation à n'être plus qu'un troupeau d'animaux timides et industrieux, dont le gouvernement est le berger.
Alexis de Tocqueville - 1840
Rédigé par Bernard Rousseau le 19/09/2009 à 00:28 | Lien permanent | Commentaires (14)
Rédigé par Bernard Rousseau le 17/09/2009 à 11:09 | Lien permanent | Commentaires (28)
''Il faut se déstructurer et se
recomposer sans relâche.
C'est là l'oeuvre d'une pensée libre.''
Dit-il en s'efforçant de garder son sérieux!
Rédigé par Bernard Rousseau le 17/09/2009 à 10:51 | Lien permanent | Commentaires (18)
Rédigé par Bernard Rousseau le 15/09/2009 à 08:40 | Lien permanent | Commentaires (11)
Voilà à quoi ressemble le Bonobo depuis ce matin
C'est la grippe Grouingo qui m'a transformé en Bonochon...
Je souffre comme seul un homme peut souffrir de la grippe.
Ô Misère!
Rédigé par Bernard Rousseau le 14/09/2009 à 23:05 | Lien permanent | Commentaires (35)
Rédigé par Bernard Rousseau le 14/09/2009 à 10:11 | Lien permanent | Commentaires (5)
*
Mon chien a demandé la porte ce matin.
*
Shimon Peres a eu un malaise.
*
Rédigé par Bernard Rousseau le 13/09/2009 à 11:19 | Lien permanent | Commentaires (29)
La culture américaine est semblable à celle des
fèves germées.
Cette année, la saison sera bonne.
Rédigé par Bernard Rousseau le 13/09/2009 à 10:16 | Lien permanent | Commentaires (14)
Rédigé par Bernard Rousseau le 11/09/2009 à 10:31 | Lien permanent | Commentaires (4)
Il est un pays où l'on pleure trois milliers de victimes à date fixe, pendant que leurs stratèges fixent les dates de leurs prochaines guerres.
Rédigé par Bernard Rousseau le 11/09/2009 à 09:20 | Lien permanent | Commentaires (9)
Rédigé par Bernard Rousseau le 10/09/2009 à 10:49 | Lien permanent | Commentaires (20)
Le Tue-Tête a visé en plein front et a fait mouche.
ET IL A MAINTENANT UNE TÊTE D'ENTERREMENT!
Alors le Bonobo est songeur et se demande si...
Alors?
Rédigé par Bernard Rousseau le 09/09/2009 à 23:35 | Lien permanent | Commentaires (30)
LE TUE-TÊTE
HUMEURS
Pour vaquer à leurs occupations quotidiennes, la grande majorité des humains a besoin d'un cerveau de la grosseur d'une noix.
En ce sens, le casse-noix fait du harcèlement psychologique.
La noix du plus fort étant toujours la meilleure, on va te casser mon bonhomme!
Rédigé par Bernard Rousseau le 08/09/2009 à 23:39 | Lien permanent | Commentaires (17)
LE TUE-TÊTE
HUMEURS
Ce que je nomme Yéti est un Abominable homme du sud. Il quitte les contrées du nord à chaque année avec son VR pour passer l'hiver sur les plages de la Floride...
Quand les jours se font plus courts aux portes de l'automne, les Yétis lavent à grande eau et frottent les flancs de leurs picouilles de fer et de plastoc.
Des envies de départ, pareilles à une grosse envie de pisser s'emparent de ces chiffes molles. Les Yétis se gavent avant la levée du camp et fourbissent cette cage qu'ils tireront derrière leur monture assoiffée de bitume.
L'abominable homme du sud ne connaît que cette voie, traînant sa sous-culture vers le pays sans nom. Il écume à l'idée de copuler par osmose aux organismes génétiquement tarés, qui laissent leurs traces visqueuses sur les plages, où des tonnes de graisse s'exposent les entrailles.
Ça sentira bon l'écran solaire et ils se sentiront chez-eux, à l'ombre de Walton le Filou et George le Fou.
Les Yétis reviendront en avril à la limite du temps convenu, avec plus rien dans leurs têtes et sans gêne, vous injecteront leur stupeur d'avoir vu un fatras de ''big things''.
Vraiment, j'ignorais que les cadavres pouvaient bronzer!
Rédigé par Bernard Rousseau le 07/09/2009 à 23:42 | Lien permanent | Commentaires (11)
LE TUE-TÊTE
HUMEURS
Je me désengage du présent.
À force de dérouler les bandelettes, les vieux os distribuent à la volée les exhalaisons d'un passé lointain.
Les retrouvailles me rattachent à l'époque de l'antérieur.
Je me réhabitue et me réjouis de revoir les ombres de ma jeunesse.
J'y retrouve des lambeaux de moi, que je croyais perdus à jamais.
Les ombres s'agitent et festoient. Elles s'affinent à devenir limpides pour mon plus grand plaisir.
Rédigé par Bernard Rousseau le 05/09/2009 à 18:55 | Lien permanent | Commentaires (35)
LE TUE-TÊTE
HUMEURS
Nés mort-nés, morts-vivants.
Enlevez vos sales pattes de sur ma viande.
Laissez-moi me dépenser à penser, sans votre maternage et vos balises de merde.
D'enceinte à pouf dehors, de là vers les travers forcés. Votre jugement appuyé au mur des circonstances, débouche trop souvent sur un verdict sans appel.
Que votre sentence est longue, Monsieur, Madame, issus de l'Univers cité de travers.
Vous êtes des anges aux ailes consumées dont il ne persiste que les ramures tordues et fumantes. Vous ne portez à notre connaissance que des lambeaux, du haut de vos chaires croupissantes.
En qualité de trépassés accrédités vous êtes mandatés pour léguer à notre mémoire la leçon de la vie. Alors faites et nous en disposerons aux chiottes, comme il se doit.
Rédigé par Bernard Rousseau le 03/09/2009 à 22:10 | Lien permanent | Commentaires (8)
LE TUE-TÊTE
HUMEURS
BUSH
Il y a du sang dans tes sanglots achetés à rabais.
La main sur ton coeur, en grande pompe l'énergie qui nous anime.
Songe divin coupé à l'eau.
Étrange mission du Texan glauque.
Du sang sur les psaumes que tu chantes aux paumés, la main sur le coeur.
Tache vermeille issue des sans voix que tu caches de ta main.
Rédigé par Bernard Rousseau le 02/09/2009 à 20:30 | Lien permanent | Commentaires (12)
LE TUE-TÊTE
HUMEURS
Rien à foutre de toutes vos vaines tentatives de gérer nos vies dans la règle, dans votre droiture malsaine, inscrite sèchement dans vos Livres sans fins, en réécriture permanente.
Les livres, les vrais, c'est fait pour évacuer. Ils existent pour nous donner à la suite, les mots de l'avant-garde, les clés qui feront sauter les serrures, le pouvoir de sauter la clôture dont vous nous emmaillotez en remplacement des langes de nos mères éteintes. Les livres, c'est pour ça. Pas pour nous régler comme des horloges, comme des coucous.
Parlant de temps, vous nous gavez tellement de vos tics et de vos tacs, qu'on finit par vous le chier ce temps que vous nous réclamez et à vil prix en plus.
Le temps, à force de vous le donner, il sonne la disette qui approche. Alors ce temps qu'il nous restera, on ne voudra peut-être plus vous le faire partager. On voudra le garder que pour nous.
Mais comme on vous connaît, vous allez le récupérer. Vous ferez alors monter le cours du temps en bourse. Pas celle qui tient les couilles, non, la Bourse des spéculateurs. Vous jouez avec le cours du temps au présent, comparé au passé et au futur décomposé par vos incertitudes actuarielles. La statistique a ses règles, ça vous le savez bien. Mais attention, car parfois elles voient rouge les règles. Elles reflètent vos humeurs saccagées.
La sale gueule que la statistique a, quand elle se fait enculer par Miss Réalité, démaquillée et puante comme le sang qui coagule, venant de vos orbites éclatées par tant de visions prophétiques.
Vos règles et la statistique en siamoise, c'est le mensonge cocufié par le Grand Crameur, qui vous arrive tout droit dans la gueule. Les mots qui sortent de vos sales gueules sont les pré-requis arbitraires pour l'admission des maux qui s'y engouffreront sans votre bénédiction. Coucou! C'est la Rentrée!
Un jour, ouais! On vous rentrera dedans d'une drôle de manière. Vous n'aurez rien vu venir. Ce sera le Big Bang en marche arrière. Vos savants n'auront pas à valider le phénomène, puisque vous serez tous dans l'estrade à faire vos petits jeux, au moment où ça vous arrivera.
Notre révolution sera si éclatante que vous ne verrez plus rien. La masse de nos revendications sera si puissante que l'univers dont vous nous tartinez sans même le comprendre, deviendra un vaste trou noir.
Et à l'entrée du trou, un sans-papiers, celui-là même sur lequel vous aimiez râcler vos semelles, vous le criera très fort de son haleine puante: circulez, plus rien à voir!
Septembre 2003
Rédigé par Bernard Rousseau le 02/09/2009 à 00:20 | Lien permanent | Commentaires (27)
LE TUE-TÊTE
HUMEURS
SAISONS ANARCHIÉES POUR TOURISTES CONCHIÉS
Après les printempéries éprouvantes de la verdure naissante, voilà l'éténèbres des eauxrages qui s'approchent.
L'automnerre gronde et les vacants sciés par tant de menaces s'enfuient vers la vile bourgade où ils ingurgitent tant de faits d'hiver.
Ils y courent, usant leur griffes radiales sur le bitume réchauffé qui les avait pourtant fait dériveter par ici, autour des flacs de nos montagnes afin d'y exposer leurs choli-jolies formes.
Prix de reviendront, s'ils en ont les moyens, petits ou grands, selon l'échelle arriérérarchique.
Rédigé par Bernard Rousseau le 31/08/2009 à 22:41 | Lien permanent | Commentaires (14)
LE TUE-TÊTE
FANTAISIES FRANCISCAINES
C'est une journée où tout ce qui me fait beau murmure sa tendresse.
Un temps où j'aime, comme le mot n'ose le décrire.
Rédigé par Bernard Rousseau le 30/08/2009 à 19:41 | Lien permanent | Commentaires (33)
LE TUE-TÊTE
FANTAISIES FRANCISCAINES
Siffler doucement aux étoiles, c'est leur prêter mes oreilles pour apaiser leur tumulte.
Sirius ta gueule!
Rédigé par Bernard Rousseau le 29/08/2009 à 10:11 | Lien permanent | Commentaires (29)
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